Clément MENBRIVES

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Clément MENBRIVES
Doctorant contractuel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

C. Menbrives


Adresse professionnelle
Bureau 207D
ArScAn – Archéologie(s) Environnementale(s), UMR 7041
Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie
21 allée de l’Université
F-92023 NANTERRE Cedex

clement.menbrives@outlook.fr

Domaines de recherche

Thèse


L’hypothèse que les agricultures préindustrielles, et en particulier celles du néolithique, pratiquées en Europe tempérée, reposent sur l’usage du feu est relativement ancienne et encore souvent reprise dans la littérature archéologique. Si la question de leur mise en évidence à travers des marqueurs paléo-environnementaux (palynologie et signal incendie, données carpologiques intra-site) est l’objet de nombreux travaux et suscite aujourd’hui un vif débat, celle des témoins directs d’usages du feu en lien avec des exploitations agro-sylvo-pastorales est relativement peu discutée dans les recherches archéologiques. Cet état de la recherche peut s’expliquer par le caractère a priori exceptionnel de la préservation de tels vestiges, mais également par une méconnaissance des techniques anciennes du feu dans ce type de contexte (essartage et écobuage tels qu’ils ont été redéfinis par François Sigaut, 1975).

Notre travail de recherche, s’appuie sur la réalisation (1) de modèles théoriques des vestiges archéologiques potentiels de différents feux agricoles via une synthèse de la documentation agronomique sur les procédés techniques de ces feux et des recherches actuelles portant sur les effets des incendies naturels ; (2) d’une base de données de structures archéologiques macroscopiques attribuées à des feux interprétés en lien avec des opérations agricoles, disponibles dans les rapports de diagnostics et de fouilles archéologiques préventives ; et (3) d’analyses archéométriques de résidus de combustion (magnétisme et colorimétrie de la terre brûlée, pédo-anthracologie) potentiellement en lien avec d’anciens feux agricoles.

Mots-clés : Archéologie agraire, écobuage, essartage, brûlis, incendie

Domaines géographiques

  • France, Bassin parisien, plateau Châtillonnais
Domaines thématiques

  • Sociétés rurales et systèmes agricoles : identification archéologique de pratiques agricoles liées au feu (écobuage, essartage, etc…)
  • Approches paléo-environnementales appliquées aux problématiques archéologiques : pédoanthracologie en contexte de parcellaires fossiles

Biographie

Formation et distinctions

  • Depuis 2016 : préparation d’un doctorat à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • 2014-2016 : Master « Archéologie et environnement », spécialité archéobotanique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mémoire de recherche Master 2 : « Recherche d’indices d’activités agro-sylvo-pastorales liées à l’emploi du feu dans un terroir archéologique préservé sous forêt : approche pédo-anthracologique en Châtillonnais (Côte-d’Or) », 2016, Direction Ch. Petit et M. Elliott, Tutorat scientifique A. Giosa.

Bibliographie

Articles scientifiques et chapitres d’ouvrages collectifs

  • Guiblais-Starck, A., Menbrivès, C., Coubray, S., Dandurand, G., Giosa, A., Martin, S., et Petit, C., en préparation. Première identification archéologique d’un écobuage médiéval : le site de Vaudes « Les Trappes » (Aube).
  • Menbrivès, C., Petit, C., Elliott, M., Eddargach, W., Fechner, K., 2019, à paraitre. Feux agricoles, des techniques méconnues des archéologues. L’apport de l’étude archéopédologique des résidus de combustion de Transinne (Belgique). Soils as records of Past and Present. From soil surveys to archaeological sites: research strategies and original approaches for interpreting soil characteristics. Edited at the occasion of the Geoarchaeological Meeting, Brugge, 6&7 November 2019.

Dans le même programme :