ArScAn et le LabEx « Les passés dans le présent »

 

Le laboratoire ArScAn est membre fondateur du LabEx «Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire», créé en 2012.

« Quels usages pour quels passés ?
Quels passés pour quels usages ?

Ces questions en miroir sont au cœur des interrogations, d’ordre politique, culturel, social, épistémologique et technique, abordées au sein du LabEx. Elles sont en prise avec les grands enjeux actuels de la médiation à l’ère du numérique, entre usages savants et usages sociaux : musées virtuels, accès numériques aux sources pour l’histoire, modélisation à plusieurs des données du patrimoine, transformation de la lecture savante des textes anciens, constitution d’archives orales pour le XXIe siècle. Le labex s’intéresse aux temporalités imbriquées, aux constructions contrastées des récits historiques et mémoriels et à leurs effets, aux transformations et migrations des représentations, à la matérialité du passé et à ses traces, à l’immatérialité des savoir-faire et des savoir-être, à la circulation dématérialisée des fonds et collections. Ce faisant, il se propose de faire jouer l’articulation entre histoire, patrimoine et mémoire »

ArScAn s’inscrit dans ces travaux et recherches à travers plusieurs projets, transnationaux et internationaux, relevant de l’un ou l’autre des deux grands axes d’origine du LabEx, «Relations au passé : représentations et évaluations» et «Connaissance active du passé : pratiques et outils de transmission».
Ces projets concernent l’archéologie, la philologie, l’histoire, l’histoire de l’art, et l’histoire des techniques, plusieurs incluant un axe épistémologique, la constitution ou l’enrichissement de corpus numériques uniques, ou encore la préservation et la diffusion de fonds d’archives scientifiques et patrimoniales. Ils se répartissent en fonction des aires spacio-culturelles – certains mêlant les périodes et les cultures – avec un regard sur les appropriations et effets des passés et des présents imbriqués (présent dans le passé ; présent actuel), et de fortes dimensions archivistique et numérique.

Quant au projet franco-britannique Histoires universelles et musées universels : une comparaison transnationale, il se propose d’étudier l’histoire des collections muséales afin de comprendre comment l’histoire est concrètement constituée, exposée et répandue à travers les usages, héritages et représentations du passé. Il vise à mettre en valeur les éléments constitutifs de la connaissance encyclopédique des universalités occidentales sur l’humain du XIXe siècle à aujourd’hui, ainsi que leurs présupposés et leurs limites.

ArScAn participe avec le LabEx au programme Grands sites archéologiques du ministère de la Culture et de la Communication, consacré au patrimoine en péril et visant à présenter au public, sur le web, les vestiges et restitutions de plusieurs sites archéologiques : http://archeologie.culture.fr/proche-orient/

Les projets Corpus des objets archéologiques à représentation mythologique du Cabinet des Médailles de la BnF et Assyronline participent via le programme Modélisation, référentiels et culture numérique à la création du modèle sémantique fondé sur le CIDOC CRM et du triplestore (archives ouvertes de données RDF interopérables) ModRef.

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