Les pratiques de calculs

Les travaux sur l’apprentissage et la pratique du calcul dans le Proche-Orient ancien menés entre 2005 et 2008 dans le cadre du groupe de travail, le GEECOC (Groupe d’Etude sur l’Ecriture et le Calcul dans l’Orient Cunéiforme), sous la tutelle des équipes ArScAn/HAROC (UMR 7041) et REHSEIS (UMR 7596), doivent se poursuivre dans le cadre d’un projet ANR proposé par des membres du REHSEIS (dont C. Proust). Il s’agit de mettre en évidence la diversité des pratiques de calcul dans des milieux variés (fonctionnaires, arpenteurs, commerçants, astronomes) et de mener une étude comparative examinant notamment les écritures numériques et métrologiques, les contextes et modalités de leurs usages. J. Dahl s’intéresse à l’invention, la standardisation et les débuts de l’expansion de systèmes et des signes numériques en Syrie, Irak et Iran aux IVe et IIIe millénaire. C. Michel compare le corpus scolaire paléo-assyrien à celui des écoles du Sud de la Mésopotamie pour mettre en évidence la spécificité de la formation professionnelle des marchands. Des recherches seront aussi menées sur leur pratique quotidienne du calcul afin de déterminer les méthodes de calcul qu’ils utilisent et les failles de leur apprentissage. P. Clancier se propose d’examiner l’apprentissage des mathématiques par les lettrés babyloniens chargés de l’établissement des textes d’astronomie mathématique dans la deuxième moitié du IIe millénaire.
X. Faivre s’intéresse aux notions de capacité standard dans la céramique du Proche-Orient, en se fondant sur la mise en perspective des données archéologiques et textuelles (2 interventions au REHSEIS en 2008 et 2009).

06.BRBSuse

écuelles grossières empilées, Suse, fouilles de Morgan et Steve, Musée du Louvre (photo. M. Esline)

J. Ritter étudie l’origine et le développement pendant le IVe et IIIe millénaires du système numérique sexagésimal de position, en rapport avec les changements matériels et administratifs associés avec l’écriture.