Projet Collectif « Argiles »

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L’équipe HAROC, à l’initiative de Xavier Faivre, a proposé à l’UMR ArScAn le projet collectif  intitulé « Argiles », conduit dans le cadre du quinquennal 2019-2023. Ce projet propose d’appréhender, de façon transversale, la multiplicité des usages de l’argile ou des terres argileuses, dans les limites chrono-culturelles couvertes par  les 13 équipes de l’UMR. Plusieurs chercheurs et doctorants de différentes équipes d’ArScAn (HAROC, APOHR, Protohistoire égéenne, Asie Centrale, VEPMO) et même de l’IFAO l’ont rejoint.

Objet

L’argile, terme générique qui recouvre toutes sortes de terres argileuses, est le matériau le plus répandu sur terre, et aussi le moins coûteux. Cela explique que, depuis des temps immémoriaux, et dans des contextes géographiques variés, il a été utilisé comme matériau de base pour les réalisations les plus diverses, selon ses différents états : architecture, artefacts (statuaire ou figurines, récipients, support de l’écriture, etc.). On y retrouve, sous forme d’empreintes, les traces de la vie humaine, animale, végétale ou du contexte minéral dans lequel il a été créé. L’ingéniosité humaine a tiré, au mieux, partie de cette matière polymorphe en développant des technologies adaptées à ses réalisations, d’où se dégage une chaîne opératoire complexe que l’on peut suivre à travers l’étude des vestiges archéologiques, la comparaison ethnographique, ou encore les textes. Ces derniers élèvent l’usage de l’argile, par métaphore, aux différentes mythologies de la création de l’humanité, ou la ramènent à des usages plus pratiques, comme le métier du potier ou la médecine…

Ces différents aspects offrent un spectre très élargi de la manière d’aborder ce matériau, sous ses différents états, types, usages et les multiples besoins qu’il permet à l’homme de résoudre, dans son environnement, géographiquement et chronologiquement. Le simple titre « Argiles », dont le pluriel sous-entend toute la diversité, résume la démarche. C’est pourquoi ce projet collectif ne veut s’imposer aucune limite de thème et de forme, et garder la souplesse, la malléabilité, la spontanéité qui convient à ce matériau : au-delà du socle des connaissances géologiques et géomorphologiques, fondamental pour caractériser celui-ci, l’architecture, l’artisanat, la technologie et la chaîne opératoire, les mythologies, l’étude des textes en relation avec l’argile entrent dans ce cadre. Celui-ci peut encore s’élargir, sans toutefois empiéter sur des aspects purement céramologiques qui relèvent d’autres préoccupations. Une dimension expérimentale est envisagée,  intégrant des spécialistes du matériau, maçons, potiers, artisans, mais aussi les participants avec leur expérience propre, ce qui vise à nourrir utilement une réflexion ethno-archéologique.

Plusieurs axes sont proposés pour structurer ce programme, tout en gardant comme fil directeur la chaîne opératoire, du filon au produit fini :

  • formation, structure et caractérisation du matériau
  • architecture
  • artefacts
  • textes

Une finalité : définir les constantes, spécificités, convergences techniques et culturelles liées au travail de l’argile.

Réalisations

Programme sur 4 ans. Une option souple de journées d’études et d’expérimentations autour du matériau est privilégiée. Une table-ronde fermera le projet, suivie de la publication des communications.

Contact : xavier.faivre…at…mae.u-paris10.fr