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Histoire et Archéologie
de l’Orient Cunéiforme

présentation

carte-tablettes

La spécificité de l’équipe Histoire et Archéologie de l’Orient cunéiforme vient de ce qu’elle regroupe à la fois des archéologues et des épigraphistes travaillant sur différentes aires culturelles de Mésopotamie (Syrie, Irak) et des régions voisines (Iran, Anatolie), pendant la période définie par l’emploi de l’écriture cunéiforme, depuis la seconde moitié du IVe millénaire avant J.-C. jusqu’au début de l’ère chrétienne. L’acquisition et le traitement des données se font selon des types d’opérations régulièrement menées par les membres de l’équipe, les fouilles archéologiques de Tell Shiukh Fawqani, ainsi que le traitement des textes cunéiformes conservés dans de nombreux musées et collections à travers le monde. Les spécialistes de l’écriture cunéiforme membres de l’équipe ont entrepris, chacun selon sa spécialisation chronologique, de regrouper en corpus cohérents et informatisés les très nombreuses données textuelles que la Mésopotamie a livrées depuis plus d’un siècle et demi. Plusieurs chercheurs sont membres ou initiateurs de projets internationaux comme le Old Assyrian Text Project (basé à Copenhague), le Cuneiform Digital Library Initiative (Los Angeles et Berlin) ou Achemenet (Paris), programmes consistant notamment en la mise en ligne et l’édition de textes cunéiformes.

Issue de l’Unité Propre de Recherche (UPR) 193 du CNRS, travaillant sur Mari et l’Orient cunéiforme, l’équipe Histoire et Archéologie de l’Orient cunéiforme, d’abord installée dans le quartier du Marais à Paris (9 rue de la Perle) a intégré en 1997 la Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie à Nanterre au sein de ce qui allait devenir l’UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité, dont elle est l’une des composantes fondatrices.

Dirigée de 1994 à 2001 par F. Joannès, de 2002 à 2006 par L. Bachelot, de 2007 à 2011 par C. Michel, de 2012 à 2016 par B. Lafont, et depuis 2017 par Damien Agut, cette équipe, définie par l’aire culturelle de « l’Orient cunéiforme » a toujours privilégié les deux principes d’une collaboration étroite entre archéologues et spécialistes des textes et d’une couverture la plus complète possible du champ géographique et chronologique de l’emploi du cunéiforme. L’association y a également toujours été constante entre chercheurs CNRS et universitaires (Paris 1 et Paris 8) et une attention particulière a été portée aux liens avec des chercheurs étrangers, qui ont effectué régulièrement des séjours de travail au sein de cette équipe.