Ethnologie préhistorique en Océanie

image_pdfimage_print

Welkam, Bula, Malo e lelei, Maeva, Welcome, Bienvenue !

 

Responsables: Frédérique Valentin et Emilie Nolet

Participants

Permanents : Frederique Valentin, Emilie Nolet, Christophe Sand, Aymeric Hermann, Jeong-in Choi, Gabrielle Traversat

Associés : Eric Conte, Guillaume Molle, Tamara Maric, Louis Lagarde, Emilie Dotte, Catherine Orliac

Recherche et collaborations

A la suite des recherches initiées par José Garanger au Vanuatu et en Polynésie française, les membres de l’équipe s’attachent à caractériser les modes de vie et les organisations des sociétés anciennes de Mélanésie et de Polynésie. Leur ambition est de reconstruire des trajectoires paléohistoriques de durée variable, dans des espaces géographiques sélectionnés : vallée, île, région.

Fouilles extensives sur la côte ouest, Grande Terre, Nouvelle-Calédonie

photo : IANCP, Christophe Sand

L’analyse des faits archéologiques, définis sur le terrain et en laboratoire, ouvre la réflexion sur les stratégies d’adaptation des Océaniens et sur les processus de différenciation culturelle s’exprimant en particulier dans les relations de l’homme aux environnements insulaires aux Tuamotu et aux Marquises par exemple. L’étude des réseaux et des facteurs de mobilités interinsulaires constitue un des thèmes privilégiés par les futurs travaux qui porteront en particulier sur le sud de la Mélanésie (Nouvelle-Calédonie, Vanuatu) et la Polynésie française où sont entreprises des fouilles extensives, l’étude d’architectures cérémonielles et l’analyse d’échange de matières premières et d’objets. Les recherches sont réalisées dans le cadre de programmes internationaux soutenus par le MAEDI et s’appuient sur des partenariats engagés avec l’IANCP (Institut d’Archéologie de Nouvelle-Calédonie et du Pacifique) et le CIRAP (Centre International de Recherche Archéologique sur la Polynésie), deux institutions ultra-marines d’archéologie francophone.

Lame d’herminette en basalte, Atiahara, Tupua’i, Australes, Polynésie française,

photo : Aymeric Hermann

 Enseignement

Les programmes de recherche impliquent plusieurs doctorants de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, la seule en France à proposer un cursus complet en Archéologie de l’Océanie. Leurs thèses (Ecole Doctorale ED112) sont l’aboutissement d’un parcours universitaire débutant en troisième année de Licence. A ce stade, les cours dispensés traitent des grandes problématiques de la préhistoire du Pacifique, ainsi que des approches archéologiques et ethnoarchéologiques propres à ces terrains insulaires. La spécialisation se poursuit en Master 1 et 2 et en Doctorat au travers d’un séminaire de recherche, lieu de formation et de rencontre où étudiants et chercheurs, français et étrangers, débattent sur les enjeux actuels de la Préhistoire océanienne et les résultats les plus récents. Des stages au CIRAP et à l’IANCP, des études de collections archéologiques et muséologiques, ainsi que la participation aux chantiers de fouilles menés par les membres de l’équipe complètent cette formation.

UFR03 (Histoire de l’Art et Archéologie) : www.univ-paris1.fr/ufr/ufr03/

Contacts responsables de l’enseignement :

Emilie Nolet

Eric Conte (direction de thèses, ED112)

Christophe Sand (direction de thèses, ED 112)

Marae, Reao, Tuamotu, Polynésie française, photo : Emilie Nolet

Références

Conte E., Molle G., Nolet E., 2016. Des atolls et des hommes, in T. Bambridge et J.-P. Latouche (eds), Les atolls du Pacifique face au changement climatique, Paris, Karthala, pp. 51-82.

Dotte-Sarout E., 2016. “Evidence of forest management and arboriculture from wood charcoal data: an anthracological case study from two New Caledonia Kanak pre-colonial sites, Vegetation History and Archaeobotany, vol. -, no. -, pp. 1-17.http://dx.doi.org/10.1007/s00334-016-0580-0

Hermann A., Sauzéat L., Guillou H., Maury R.C., Chauvel C., Liorzou C., Conte E., 2017. Combined geochemical and geochronological analyses of stone artefacts provide unambiguous evidence of intra- and inter-island interactions in Polynesia. Journal of Archaeological Science: Reports 13: 75-87. http://dx.doi.org/10.1016/j.jasrep.2017.03.024

Lagarde L., Ouetcho A., 2016. « Horticultural structures on ultramafic soils: the case of Isle of Pines and other parts of southern Grande Terre (New Caledonia) » in F. Valentin, G. Molle (éds.), Spatial dynamics in Oceania / La pratique de l’espace en Océanie. Séances de la Société Préhistorique Française, 7, Paris : Société préhistorique française, pp. 79-90.

Maric, T. 2016. From the valley to the shore : a hypothesis of the spatial evolution of ceremonial centers on Tahiti and Ra’iatea, Society Islands, Journal of the Polynesian Society, 125 (3), pp. 239-262.

Molle G., 2016. Exploring Religious Practices in the Polynesian Atolls: A Comprehensive Architectural Approach towards the Marae Complex in the Tuamotu Islands. Journal of the Polynesian Society, vol.125-3, pp.263-288

Nolet E., 2014. Le cadet à la peau rouge. Pouvoir et parenté dans l’archipel des Tuamotu (Polynésie française), Paris, Éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (CTHS), 256 pages.

Sand C., Chiu S., Hogg N. (eds), 2015. The Lapita Cultural Complex in time and space: expansion routes, chronologies and typologies. Archeologia Pasifika 4. Nouméa: Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique.

Valentin F., Molle G. (eds.). 2016. Spatial dynamics in Oceania / La pratique de l’espace en Océanie. Séances de la Société Préhistorique Française, 7, 243 pp., Paris : Société préhistorique française. http://www.prehistoire.org/515_p_48142/acces-libre-sEance-7-la-pratique-de-l-espace-en-ocEanie-decouverte-appropriation-et-emergence-des-systemes-sociaux-traditionnels.html

Valentin F., Détroit F., Spriggs M., Bedford S., 2016 Early Lapita skeletons from Vanuatu show Polynesian craniofacial shape: Implications for Remote Oceanic settlement and Lapita origins. Proceedings of the National Academy of Sciences, 113 (2) : 292-297.http://dx.doi.org/10.1073/pnas.1516186113


Dans le même programme :