Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn)

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Dans l’UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn), les recherches sont réalisées dans le cadre des programmes développés par chacune des équipes internes, mais également selon plusieurs projets collectifs communs à tous, ou encore dans un programme partagé entre des chercheurs de sept équipes travaillant sur l’archéologie du Bassin parisien.

Par ces programmes des équipes et des projets collectifs, nous intervenons sur les 5 continents, de la Préhistoire au début de l’époque moderne, sur la base de travaux de terrain, de l’étude de textes et d’images. Rattachées prioritairement à l’InSHS, et secondairement à l’InEE, nos recherches se développent en archéologie et histoire de l’art, histoire et épigraphie, philologie et littérature. Les recherches archéologiques incluent la géo-archéologie, le paléo-environnement, l’anthropologie funéraire.

Dans le territoire métropolitain, nos opérations portent notamment sur le développement d’une archéogéographie, la paléoécologie des approches techno-culturelles au Paléolithique, le traitement de données nouvelles en Gaule septentrionale de l’Antiquité à la France des Temps modernes. Tous ces domaines sont en profonde mutation et sont renforcés par une prise en compte systématique des nouvelles données, issues de l’archéologie préventive, des prospections thématiques ou de la reprise des séries en musée. Le développement de nos « chantiers-écoles » (Pincevent, Etiolles, Châteaubleau), véritables laboratoires méthodologiques pour les étudiants comme pour les chercheurs, sont des plates-formes techniques de référence, de même que les séries constituées (archéozoologie, lithothèque, céramothèque).

L’UMR est également très impliquée au niveau international. Les domaines asiatiques (du Proche et Moyen Orient, aux confins de la Chine et de l’Asie centrale, du Paléolithique ancien aux développements mésopotamiens et aux périodes plus récentes) et africains (essentiellement Afrique de l’Ouest sur les périodes très anciennes comme sur les périodes récentes et post-islamiques : prospections, fouilles en stratigraphie, caractérisations culturelles), mais aussi américains (Chili et Brésil) et océaniens (Mélanésie, Polynésie) nous mobilisent fortement. Nous travaillons sur les sources écrites et iconographiques du Proche-Orient et du monde gréco-romain, sur le pourtour de la Méditerranée, en Europe, dans le Maghreb, en Turquie comme en Egypte. Nos programmes de recherches sont réalisés en partenariat avec les institutions scientifiques et d’enseignement supérieur des pays d’accueils, et les Instituts français à l’étranger. Ils bénéficient le plus souvent d’aides de la part du Ministère des Affaires étrangères. Nous participons à plusieurs réseaux et programmes internationaux (archives cunéiformes, Achemenet, LIMC, ARCANE, etc.) En étroite collaboration avec nos partenaires institutionnels, notre activité de recherche se complète par la mise en valeur de sites menacés, notamment dans les pays méditerranéens et au Moyen-Orient.

Depuis le début de l’année 2012,  ArScAn est partie prenante de deux Laboratoires d’Excellence : Dynamique Territoriale (Dynamite), porté par l’Université Paris 1, qui est consacré à l’étude des futurs territoires en combinant l’urbanisation, le développement durable et les nouvelles dynamiques sociales, et Les Passés dans le Présent (PP), porté par l’Université Paris Nanterre, qui concerne les enjeux de transmission et de médiation du passé en utilisant les nouvelles technologies et notamment le numérique.

ArScAn participe à 3 Écoles doctorales.

  • ED 112 : « École doctorale d’archéologie » (Université Paris 1)
  • ED 113 : « École doctorale d’histoire » (Université Paris 1)
  • ED 395 : « Milieux, Cultures et Sociétés du passé et du présent » (Université Paris Nanterre)

De 2012 à septembre 2017, 142 thèses ont été soutenues.


Structure de l’unité

Au total, l’UMR regroupe 212 membres permanents en septembre 2017 : 59 CNRS (43 chercheurs, 16 IT), 82 personnels des Universités (27 enseignants-chercheurs Paris 1, 44 de l’Université Paris Nanterre/CoMUé Paris Lumières, 5 d’autres universités ; 6 autres personnels et BIATss), 21 personnels du Ministère de la Culture et 50 de l’INRAP . En outre, 485 membres non-permanents sont intégrés à ses programmes : de nombreux autres enseignants-chercheurs français ou étrangers, 4 chercheurs des Collectivités territoriales, 80 docteurs et 283 doctorants de Paris 1, de l’Université Paris Nanterre et d’autres universités, accueillis ou encadrés dans les équipes.

Dans le domaine commun de la recherche archéologique, des sciences historiques et des lettres anciennes, les équipes, lieux où s’élaborent les données, développent des méthodologies et des approches adaptées à leur objet d’étude. Leur activité se caractérise par la diversité des champs d’investigation et des terrains (plusieurs dizaines de sites en France et plus d’une quarantaine de pays à travers les cinq continents), des périodes (du Paléolithique ancien à l’Époque contemporaine) et des approches. Insérées dans des réseaux scientifiques propres, bénéficiant de collaborations indispensables et d’une reconnaissance internationale, elles sont un lieu de formation privilégié pour les doctorants.

Élaborés collectivement, évolutifs, largement ouverts sur l’ensemble des sciences humaines, ils incitent à un travail commun au-delà des frontières chronologiques ou géographiques propres aux équipes sur la durée d’un projet quinquennal. Lieux de rencontre des membres de l’UMR, ces projets sont portés par au moins deux équipes internes, ou plus. La richesse des réponses naît de l’interaction des traditions de recherche et de la pluralité des approches mises en œuvre sur tous les faits et les concepts traités. Plusieurs projets sont associés à des séminaires universitaires, alliant la volonté d’un partage de connaissances et le souci d’une formation de haut niveau pour les étudiants. L’état d’avancement des travaux conduits par ces Projets Collectifs ont donné lieu à publication dans la série « Cahier des thèmes transversaux ArScAn » (ISSN : 1953-5120), dont les fascicules sont téléchargeables, et diffusés sous forme de publication traditionnelle à la bibliothèque d’Archéologie et Sciences de l’Antiquité de la Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie René-Ginouvès, et auprès d’autres organismes en France et à l’étranger. Cette publication sera remplacée par une nouvelle publication numérique (en cours de préparation) : Les Cahiers d’ArScAn.

La diversité des équipes internes de l’UMR a conduit certaines à développer des programmes de recherche communs sur la longue durée en partageant bases de données et méthodologies. Le plus important, mobilisant des chercheurs provenant de sept des équipes de l’UMR et largement ouvert à des partenariats extérieurs, a trait à la dynamique de l’occupation de l’espace du Bassin parisien. Ce programme se fonde principalement sur un questionnement scientifique commun aux diverses aires chrono-culturelles explorées dans les équipes ArScAn participantes. Des problématiques mettent en œuvre les données et les espaces à plusieurs échelles, du local à celle du Bassin parisien. Cette approche commune permet de confronter les points de vue sur diverses thématiques et de les tester. Programme partagé au sein de notre UMR, il est ouvert sur tout ce qui concerne l’homme et ses activités sur ce vaste territoire et se nourrit, par conséquent, des travaux développés par ailleurs de manière plus spécifique dans chacune des équipes ArScAn comme dans d’autres programmes de recherche, développés cette fois-ci hors de notre UMR. Ce programme partagé se veut en effet une ressource documentaire et méthodologique à partager avec les autres unités de recherche travaillant sur la même aire géographique. Des rapports sont édités régulièrement et disponibles en ligne.


Tutelles et partenaire

L’UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn), créée en 1999 avec trois tutelles, (CNRS, Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Université Paris Nanterre), en a une quatrième depuis 2005 (Ministère de la Culture et de la Communication).

 

Depuis 2005 également, une convention nous lie à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).


Direction

Directeur: François Villeneuve, Professeur d’archéologie de la Méditerranée et du Proche-Orient hellénistiques et romains, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Directrice adjointe: Brigitte Boissavit-Camus, Professeure d’archéologie et d’histoire de l’art, Université Paris Nanterre
Directrice adjointe: Anne-Violaine Szabados, Ingénieure de recherche, CNRS

Contact :

Tél. : (33) 01 46 69 24 18
Fax : (33) 01 46 69 24 92
Email : arscan@mae.u-paris10.fr

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