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Archéologie du Proche-Orient
hellénistique et romain

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D’abord centrés sur le sud de la Syrie et la Jordanie, les programmes de recherche de l’équipe Archéologie du Proche-Orient hellénistique et romain se sont élargis du nord de la Syrie jusqu’à la péninsule d’Oman.
Après l’ouverture de la mission archéologique française à Hégra, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, co-dirigée par L. Nehmé (UMR 8167 Orient-Méditerranée, Paris-Ivry) et F. Villeneuve, un nouveau terrain d’étude a été exploré par ce dernier aux îles Farasan, en mer Rouge. La composante « Arabie » se trouve donc renforcée et forme une unité cohérente avec la thématique « nabatéenne » de l’équipe. Par ailleurs, les travaux de Michel Mouton aux Emirats Arabes Unis viennent relayer pour l’Arabie du Sud les travaux sur le Yémen développés par Jean-François Breton. Il faut mentionner aussi la participation de Mathilde Gelin aux travaux archéologiques de Faïlaka (Koweït) dirigés par O. Callot (CNRS, HISOMA, Lyon). L’arrivée de Mathilde Gelin dans notre équipe avait élargi également aux grandes villes hellénisées de l’Euphrate (Doura-Europos), de l’Oronte (Apamée) et de la Syrie du Nord (Cyrrhus) nos programmes sur l’urbanisation.
En ce qui concerne les limites historiques, le point de départ théorique est le début de l’hellénisation, mais nous travaillons en étroite collaboration en Syrie du Sud avec F. Braemer (UMR 6130 CEPAM, Nice, directeur depuis 2004 de la Mission archéologique française en Syrie du Sud, Min. des Affaires étrangères et européennes) qui explore pour sa part les vestiges des périodes du Bronze et du Fer. Depuis de nombreuses années, nous avons été amenés par nos travaux archéologiques à ajouter la christianisation aux périodes hellénistique et romaine. La phase omeyyade, déjà abordée auparavant par le biais d’une installation industrielle agricole (pressoir à raisins) en Syrie du Sud, est de nouveau d’actualité dans les travaux de notre équipe grâce à la découverte d’une autre installation industrielle : un moulin hydraulique à roue horizontale installé sur l’aqueduc situé au nord-est de Bosra (Syrie) à l’époque omeyyade tardive.

Notre équipe occupe une position « géographique » particulière dans l’UMR 7041 ArScAn : travaillant sur le Proche-Orient et l’Arabie, nos recherches sont fortement imprégnées par les multiples composantes géographiques, climatiques, historiques, sociales, économiques et culturelles de la région. Nous avons de ce fait une parenté naturelle avec les autres équipes travaillant du Proche et Moyen-Orient à l’Asie centrale (Du village à l’Orient, HAROC et Archéologie de l’Asie centrale). Par ailleurs, nous travaillons sur ces régions aux périodes dites « classiques », dont nous utilisons les textes et les inscriptions, aussi bien que tous les aspects historiques et culturels en relation avec l’ensemble du monde classique méditerranéen. De ce fait, nous avons également des liens scientifiques avec les équipes travaillant sur les cultures gréco-romaines (Archéologie du Monde grec, THEMAM, LIMC, ESPRI).
Notre équipe est constituée de chercheurs et ingénieurs CNRS, d’enseignants-chercheurs et de doctorants, auxquels se sont récemment ajoutés, en tant que membres permanents, des archéologues de l’INRAP. La création d’UMIFRE CNRS associées aux Instituts français à l’étranger a permis, d’autre part, à des membres de notre équipe de continuer pendant des périodes limitées leurs programmes de recherche sur leurs terrains de recherche, à l’IFPO (Institut français du Proche-Orient) d’Amman (C. Augé, depuis avril 2004) et à l’IFPO de Damas (P.-M. Blanc, 2006-2010) ou de Beyrouth (M. Gelin, depuis octobre 2010). Cette situation, bénéfique pour les travaux de terrain et les études de collections conservées dans les musées et les dépôts, n’est rendue praticable pour la progression de nos programmes d’équipe que par les liaisons Internet et des missions de travail en commun à Nanterre et au Proche-Orient.

Nous poursuivons des collaborations scientifiques nombreuses avec des chercheurs CNRS et des enseignants-chercheurs universitaires à Paris et dans la région parisienne (UMR 8546, ENS ; UMR 8167 LESA ; UMR 5197, Museum d’histoire naturelle ; univ. Paris IV), à Tours (univ. François Rabelais), Lyon (Maison de l’Orient et de la Méditerranée), Poitiers (univ.), Bordeaux (Ausonius, univ. Bordeaux 3), Toulouse (Ecole d’archi.), Montpellier (Univ. Montpellier 3), Lattes (UMR 154), Nice (univ./Cépam). Nous travaillons avec des collègues des universités de Münich, Mayence, Cologne et Bamberg (Allemagne), Vienne (Autriche), Varsovie (Pologne), Gand et Louvain-la-Neuve (Belgique), Bâle et Genève (Suisse), Liverpool, Oxford et Nottingham (Royaume-Uni), Laval (Canada), Bologne (Italie), Irbid, univ. du Yarmouk (Jordanie), Damas et Alep (Syrie), Riyadh, univ. du roi Fahd (Arabie saoudite), ainsi qu’avec les responsables des services des antiquités de Syrie, Jordanie, Arabie saoudite et Yémen et les responsables d’autres instituts archéologiques dans les mêmes régions, tels que l’antenne du Deutsches Archäologisches Institut de Berlin à Damas. Nous entretenons des liens scientifiques et logistiques particulièrement étroits avec l’Institut français du Proche-Orient.

Avec des programmes de recherche ancrés sur le terrain par plusieurs missions archéologiques en Syrie, Jordanie et en Arabie, notre travail est en grande partie consacré à l’exploitation de la documentation archéologique, la transmission des connaissances et la formation des jeunes chercheurs, ainsi qu’à la publication de nos travaux.